UNE FÉE
Je ne suis pas un poète,
Je n'ai aucune prétention de pouvoir dire en vers
Une histoire, un récit.
Comment dites-vous, vous autres poètes
En Alexandrins ?
Qu'importent les rimes et les lois de l'écriture
Je n'ai qu'un clavier d'ordinateur
Et l'envie de dire au monde : J'ai vu une Fée !
Bien sûr vous allez rire,
Quel pauvre type vraiment ce Digoyo !
Il ne perd jamais l'occasion de se rendre ridicule !
Et pourtant, et pourtant je vous dis
Je l'ai vue. Elle est là.
Nous avons même fait l'amour ensemble
Oui, oui vous avez bien lu
L' Homme et la Fée confondus !
Mais il faut que je vous explique
Une Fée ne vient pas comme çà,
Il lui faut un jardin.
J'ai planté le Chêne et le Bouleau
Et saison après saison j'ai attendu,
Les arbres ont grandi
Feuillus et bien charpentés
Ils ont mêlé leurs racines
Et hier, oui c'était hier
Voici ce qui est arrivé.
Le soleil se levait à peine
Et commençait à poser
Sa lumière sur les arbres sacrés.
J'étais dans le jardin, je suis matinal
J'aime assister au réveil des oiseaux chez moi
Je leur distribue des graines,
Et puis voilà que j'entends :
Salut Digo !
Tien c'est quoi çà ?
C'est mon pseudo sur ..........
C'est qui ?
Je me retourne,
Personne !
Un rire clair et moqueur au-dessus de la tête
Je regarde. Là dans le bouleau
Sur la première branche maîtresse, il y a une femme
Assise. Elle balance ses jambes l'une après l'autre
Elle se tient au tronc où elle a enroulé un bras
Elle est belle et blonde, avec des yeux verts
Bonjour me dit – elle. Bonjour Digo !
Je suis ta guitare
Je me suis faite femme pour toi
Viens ! Viens me caresser
Viens jouer avec moi, en moi
Fais moi vibrer de soléas, fandangos, caracolés
Viens avec tes caresses
Aime – moi.
Alors nous avons fait l'Amour !
Longtemps, longtemps, longtemps.
DIGOYO
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