Une autre Dame de Faery passait et...
La musique en Sanglots
Toi, autre Dame de Faéry
Il faut que je te dise
Qu’il y avait cette nuit
Forte et grande bise.
J’avais cape de laine.
Elle, elle était transie.
J’ai eu tant de peine
De voir une fée ainsi !
Je ne fis point comme Martin !
La cape était toute à moi.
L’ôtais d’un tour de main
La lui donnait, qu’Elle n’aie plus froid.
Elle n’avait plus de baguette magique.
Ne lui restait plus que le pouvoir
D’avec son sourire unique,
Donner au vieil homme de l’espoir
D’avoir encore envie
D’aller sur le chemin.
Ensemble nous avons cueillis
La rose et le jasmin.
J’avais pour tout bagage
Une fronde et un coffre de bois
C’est dans lui, croyant être sage
Que j’ai mis pétales et une belle noix
Quand, au pied d’un cornouiller
Sa baguette a retrouvé.
Elle a semblé comme se réveiller,
Etonnée un Humain côtoyer.
Elle n’a rien dit ! Sa baguette a brillé.
D’un coup elle est partie, évaporée.
Me restaient, cape, fronde et coffre de merisier
Dans lequel gisaient pétales et fruit secs entassés.
Mais le chemin devient étroit
Si je veux avancer sans peine
Devais poser coffre de bois.
Fronde me reste, et cape de laine.
Digoyo