Le Loup s’en va Blessé à mort
Non point du dard du gueux
Trop lâche pour porter l’épieu
Le Loup s’en va tibutant, vers le nord
C’est à l’hiver dernier alors qu’il allait
Sur la forrière, qu’il se fit héler.
Loup il était, mais pas affamé,
Il venait d’en découdre et fut étonné.
Une gente bergère lui tendait la main.
Elle a dit : Toi Loup ne te crains
Allons, allons approche s’il te plait
Il faut bien que l’on soigne ces plaies
Alors, le loup est venu et tendu son échine
La dame était pour lui comme douce capeline
Mais il restait toujours loup, pas toujours de bon goût
Quand le gueux et venu tout à coup
Trop couard, il s’est adressé à la femelle
Lui reprochant son attention à l’hideux animal
Car seuls vers de terre, le manant sait mettre à mal.
Alors, d’avec son engeance ne voulant point querelle
Jugeant que ce loup n’était qu’embrouille
Faux chien menteur, bouffon, pas roi de la forêt
La gente dame à pris sa quenouille
Appelé le Loup et La le lui a plantée
Entre les yeux !
Le Loup s’en va Blessé à mort
Non point du dard du gueux
Trop lâche pour porter l’épieu
Le Loup s’en va tibutant, vers le nord
Doulce femme
DIGOYO
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